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| La valeur d’un demi-sicle |
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En réalisant la faute du veau d’or, les enfants d’israël ont porté atteinte à deux lois essentielles qui les lient à D… :
1. Je suis l’Eternel ton D…
2. Tu n’auras pas d’autres D…
L’Eternel enseigna alors à Moché que le don d’un demi-sicle pour la construction du michkan (tabernacle) effacera cette faute. Moché s’interrogea : comment le don d’un demi-sicle peut effacer une faute aussi grave ?
Le chékel a une valeur financière de vingt géras. Pour autant, la thora ne nous enjoint pas directement de donner dix géras (la moitié de vingt). Elle nous enseigne qu’un chékel complet vaut vingt géras, et qu’il faut en donner la moitié. Pourquoi la thora emploie-ce « détour arithmétique », pour nous faire connaître la somme à donner ?
De par lui-même, un juif n’est pas complet. Même s’il fait don à D… de tout ce qu’il possède, il ne s’accomplira pas. Il ne peut se réaliser que lorsqu’il fait un avec l’Eternel.
En effet, D… nous a doté de capacités intellectuelles et sentimentales. Leurs décomptes les portent à dix. C’est à travers elles que notre âme s’exprime. D… aussi, se révèle à nous à travers un enchaînement de dix sphères célestes. Lorsque nous nous fondons à D…, l’union porte à vingt la somme des capacités en jeu. C’est l’équivalent d’un chékel (vingt géras) qui s’est constitué. Un élément complet a été réalisé, la plénitude est alors atteinte.
En réalisant la faute du veau d’or, les enfants d’israël plongèrent dans le péché. Pour autant, seules les dix capacités de leurs âmes furent souillées par cette faute, non l’essence de leurs âmes. En donnant le demi sicle pour le tabernacle, les enfants d’israël signifièrent à D… leur volonté, de s’unir de nouveau à Lui, à travers les dix aptitudes de leur âmes. Ce don était donc la juste expression de leur repentir. C’est pourquoi le don d’un demi-sicle racheta leurs fautes. Ce que n’aurait pas exprimé le don d’un chékel entier. Lui qui a une valeur de vingt géras, et non de dix.
Que D… fasse que cette seconde partie du mois d’adar nous mène à la délivrance ultime, avec la révélation dès aujourd’hui de notre juste Machia’h.
Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch –Likoutei Sih’ot Vol III – Paracha Ki tissa
Que D… protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d’Israël, qu’Il voit la souffrance de nos frères et de nos sœurs à Bombay et partout dans le monde, Qu’il venge leur sang, et qu’Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l’œil nu.
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| le grand jour est arriveet paracha KI-TISSA |
| -jeune- lecture de la meguila le soir et le matin
--le don aux pauvres (de quoi faire un repas
--le michte (festin)
--michloah manot
et voila duiddouch hachem!!!!!!!!!!!!!!! |
Le poids de la thora et des mitsvots
Le décret d'Haman intervint à une période où rien ne le laissait supposer. Esther était la reine de l'empire, tandis que Morde'haï faisait partie des ministres du royaume. On pouvait le trouver à la porte du palais. Il était aussi président du grand tribunal rabbinique. Pour autant, c'est précisément durant cette période tant prometteuse pour notre peuple, que parvint le décret le plus terrible que nous n'ayons jamais connu.
Une menace qui plana sur l'ensemble du peuple juif. Elle s'étendait à toute la planète et ne nous laissait aucune échappatoire puisque tout devait se réaliser en un seul jour ! Même l'esclavage égyptien ne constitua pas pour nous une aussi grande menace. Seuls les garçons étaient alors menacés par le décret de Pharaon, non les filles ! Durant les autres exils que nous avons connu, seule une partie de notre peuple fut menacé par un éventuel décret. La possibilité de migrer vers des contrées plus clémentes était toujours envisageable.
Ce n'était pas le cas sous le règne d'A'hachevéroch ! Pourquoi un tel décret ?
C'est que notre destin ne dépend pas des règles cartésiennes du monde. Attachés à la thora, nul ne peut nous atteindre. S'associant au festin du roi A'hachvéroch où les ustensiles du temple furent profanés, les plus hautes relations dans les sphères de l'état ne valaient plus rien pour nous.
Esther et Morde'haï le savaient. C'est pourquoi ils incitèrent le peuple juif à revenir vers D. de tout son cour. C'est alors que les démarches diplomatiques d'Esther eurent une amplitude, et que les enfants d'Israël furent définitivement sauvés.
Que D. fasse que de même que la génération de Morde'haï et Esther a été sauvé grâce à son attachement à la thora et aux mitsvots', qu'ainsi aujourd'hui encore D. nous donne la force d'avoir définitivement le dessus sur cet exil en nous faisant vivre le grand mariage de D. avec son peuple grâce à la révélation de notre juste Machia'h.
Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch -Likoutei Sih'ot Vol I - Pourim
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| SOUVIENS ET N'OUBLIE PAS -CHABBAT ZAKHOR |
| Merci comme d'habitude a l'equipe d'EZRA-
Les ketoret c'est une tefilah que j'affectionne tout particulierement!!!!! |
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L'offrande des encens sur l'autel en or
A la fin de notre sidra, la thora nous enjoint de réaliser « l'autel en or ». Pour autant nous aurions pu nous attendre à ce que la thora instaure ce commandement bien plus tôt. Il aurait été compréhensible de voir cette injonction apparaître dans la paracha de Terouma. Là où la thora ordonne la réalisation de tous les autres ustensiles présents dans cette partie du Michkan (Tabernacle), tels que le Choul'han Hapanim (table de préposition) et la Ménorah (candélabre).
Pour quelle raison la thora nous ordonne la construction de « l'autel en or » après nous avoir enseigné tout ce qui devait être réalisé dans le Michkan (Tabernacle) ?
En enseignant en dernier la fabrication de « l'autel en or », la thora souligne la place primordiale qu'occupait l'offrande des encens sur cet autel. Elle nous révèle que ce travail était le plus important de tous les travaux réalisés dans le Michkan.
Le talmud Yerouchalmi (Yoma-chap 5, loi 2) reprend cette idée en faisant remarquer que l'interdit « Aucun homme ne devra se trouver dans la tente d'assignation (lorsque le cohen viendra offrir les encens) » s'appliquait aussi aux anges à propos desquels le verset dit « leur visage sont comparables à ceux des hommes » !.
Il ressort de tout cela que le cohen (prêtre) se trouvait vraiment seul à seul avec D. lorsqu'il venait réaliser le travail le plus important dans le Michkan : L'offrande des encens dans le Ohel Moéd (tente d'assignation).
Quel enseignement peut-on tirer de cette étude dans notre service de D. au quotidien ?
La plus belle façon de servir D. est dans la discrétion. Pouvoir étudier la thora, faire des mitsvots et tout particulièrement donner la charité sans que nul ne le sache si ce n'est D. est une façon de servir notre créateur, vers laquelle nous devons tendre.
Que D. fasse que la pudeur avec laquelle notre peuple a servi notre créateur durant tous ces siècles d'exil nous donne le mérite de vivre dès aujourd'hui de façon dévoilée les temps messianiques avec la révélation de notre juste Machia'h.
Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch -Likoutei Sih'ots Vol I-Si'ha II- Paracha Tétsavé
Que D. protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, qu'Il voit la souffrance de nos frères et de nos sours à Bombay et partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu.
MESDAMES, MESDEMOISELLES : Pensez aux Bougies de Shabbat - MESSIEURS : aux Tefillins.
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| Paracha : Nasso / Pirkei Avot : Chap VI |
| Roch ‘hodech Sivan : Mercredi 04 Juin 2008
mais nous le sentons au plus profonsd de nous!!!
ces 50 etapes nous aident a nous purifier pour le don de la thora le 6 et le 7 sivan zihono stadik levraha suis une adepte des tehilims
et cest la hiloula de Davihameleh!!!!! |
Roch ‘hodech Sivan : Mercredi 04 Juin 2008
Sujet : « Et vous serez pour Moi un royaume de « cohanim», « (Vous serez pour Moi)… une nation sainte » : Le statut des enfants d’israël
Les enfants d’israël sont arrivés au mont Sinaï le premier sivan. Dès le deux de ce mois, Moché leur enseigna le premier des enseignements nécessaire afin qu’ils puissent se préparer convenablement à recevoir la thora. Il leur déclara au nom de l’Eternel : « Et vous serez pour Moi un royaume de prêtres ».
«Mamlé’het cohanim- Royaume de prêtres » c’est ainsi que l’a compris le Ramban. Pour Rachi, « cohanim » n’est pas à traduire ici comme à l’accoutumé par prêtres, mais par princes. « Vous serez pour Moi un royaume de princes » déclare donc l’Eternel, selon Rachi.
Pour autant qu’est-ce qui a poussé Rachi à adopter une autre traduction du mot « cohanim » ?
Les prêtres ont été désigné pour servir D… dans le Beth Hamikdach. C’est pourquoi leurs fonctions les invitent à se détacher de ce monde matériel et de ses tentations. En réalisant ce travail sur eux-mêmes, ils s’élèvent dans la sainteté. Ils deviennent alors une assemblée sainte qui ne vit que pour D… . Cette notion fut évoquée par une autre déclaration de D… : « (et vous serez pour Moi)… une nation sainte ».
En amont de cette autre déclaration vient l’affirmation : « et vous serez pour Moi un royaume de « cohanim» ». Que vient-elle nous enseigner de plus ? Que nous devons avoir un comportement comparable à celui des prêtres ? Nous le saurons à travers les mots qui suivront et qui seront : « (vous serez pour Moi)… une nation sainte », où l’injonction première sera de calquer notre mode de vie sur celui des prêtres : séparés du monde, unis à D….
L’injonction « Et vous serez pour Moi un royaume de « cohanim» » vient donc nous délivrer un autre enseignement. J’attends de vous déclare l’Eternel, que vous sachiez vous élever au dessus du monde, tout en vivant dans la société qui vous entoure. A vous de savoir mettre à profit tout ce que vous découvrez chaque jour pour mieux Me servir.
C’est ainsi que « vous serez pour Moi, un royaume de princes ». Une nation qui se distinguera par son aptitude à élever dans le spirituel tout ce qu’elle vit matériellement. Là est la traduction de Rachi de l’affirmation divine : « vous serez pour moi un royaume de cohanims ».
Que D… fasse que grâce aux efforts que nous réalisons afin de recevoir la thora, nous ayons le mérite de vivre dès aujourd’hui les temps messianiques avec la révélation de notre juste Machia’h.
Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch- Chaarei Hamohadims – ‘Hag Hachavouot
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| les enseignements qui émanent de la chemita |
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La sidra Behar nous délivre dès son début l’injonction de garder la chemita (jachère)). Six années durant vous travaillerez la terre, durant la septième le sol sera laissé en jachère ». La Thora nous expose le principe comme les détails de cette loi. Ils nous ont été donné sur le mont Sinaï nous enseignent Rachi.
D’où le sait-il ? La juxtaposition de la loi de la chemita (jachère) et des mots « har (mont) Sinaï » nous révèle que ces lois nous ont été donné sur le mont Sinaï. De même nous enseigne-t-il, toutes les 613 lois ont été donné sur le mont Sinaï, dans leur généralités et dans leur détails.
Pour autant en quoi se distingue la loi de chemita (jachère) des autres commandements pour avoir été prise comme exemple pour cette déduction ?
En fait ce commandement reflète de façon toute particulière notre façon de devoir vivre la thora et ses commandements au quotidien. En effet la terre doit se reposer la 7ème année afin que nous puissions la cultiver durant six ans. Durant cette année sabbatique, le propriétaire terrien se détache de son quotidien. Astreint durant six ans à faire de son mieux pour gagner sa vie en labourant son champ, D… attend de lui durant la 7ème année qu’il réalise combien l’Eternel n’est pas limité par le matériel. Qu’il peut lui délivrer sa subsistance sans qu’il ne fournisse d’efforts.
D… attend de l’homme durant ces moments qu’il place entièrement sa confiance en D… . Il verra alors comment l’Eternel lui donnera dès la 6éme année, de quoi se nourrir durant trois années. Cette confiance en D…, c’est durant la 7ème année qu’il la renforce. Il peut y prendre du recul par rapport à son quotidien et saisir comment D… dirige seul le monde.
Dès lors il y trouve la force de vivre différemment les six prochaines années de culture. Chacune de ses actions seront davantage empreintes de l’idée : Tous les efforts réalisés dans mon labeur ne sont là que pour permettre à la bénédiction divine de se déposer dans ce que je fais.
Cette même idée se retrouve dans tous les 613 commandements. S’investir pleinement en eux au point d’oublier tout le reste. Dans le même temps, nous nous devons de respecter chaque loi dans ses moindres détails.
« Quitter le quotidien pour mieux y revenir » est donc l’idée que met en lumière la mitsva de chemita, et que nous retrouvons de façon plus effacée dans tous les 613 commandements.
C’est pourquoi la mitsva de chemita est le commandement dont on peut tirer une leçon pour toutes les autres 612 mitsvots !
Que D... fasse que la joie avec laquelle nous accomplissons chaque jour les commandements de la Thora nous donnent le mérite de vivre dès aujourd'hui les temps messianiques avec la révélation de notre juste Machia'h.
Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch Likoutei Sih’ots Vol I - Paracha Behar
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| paracha Behar |
| OMER 23 IEME JOUR MARDI 13 MAI
MERCI L'EQUIPE EZRA |
Les mitsvots de la Thora sont composées de principes généraux et de détails. Pour autant, à quel moment nous ont été livré ces généralités et ces particularités ?
Pour Rabbi Akiva, l’ensemble nous a été livré sur le mont Sinaï, lors du don de la thora. Pour Rabbi Ichmaël, seules les généralités nous ont été donné lors de ce dévoilement divin. Les détails quand à eux nous ont été enseignés plus tard, dans la tente d’assignation du tabernacle (oheil moéd chel hamichkan).
Pour autant derrière cette divergence d’opinion, quel est le point de discussion entre Rabbi Akiva et Rabbi Ichmaël ? Plus encore, comment doit-on accomplir concrètement une mitsva ?
Pour Rabbi Ichmaël, la soumission à la volonté de D… est la première motivation qui doit accompagner l’homme lorsqu’il réalise une mitsva. Cette idée justifie pourquoi les âmes des enfants d’israël les quittèrent lorsque D… prononça chacun des dix commandements. Qu’il y était question de n’avoir qu’un seul D… ou de ne pas tuer, dans tous les cas ce fut le dévoilement de la volonté divine qui suscita en eux un tell amour pour l’Eternel, que leurs âmes désirèrent rejoindre leur créateur.
Quand à la compréhension des détails propres à chaque commandement, elle viendra plus tard. C’est pourquoi il considère que les particularités nous furent révélées plus tard dans la tente d’assignation du tabernacle (oheil moéd chel hamichkan).
Pour Rabbi Akiva, l’accomplissement des mitsvots procède d’une autre démarche. Nous devons avant tout être animés par la volonté de nous fondre en D… . Que ce soit lors de la prise conscience du principe général de la mitsva, ou lorsque nous nous approfondissons dans les détails qui composent ce commandement. S’unir à D… au delà de nos capacités intellectuelles doit être notre seule volonté à chaque étape de la réalisation d’une mitsva.
C’est pourquoi selon Rabbi Akiva, généralités et détails nous furent donnés ensemble au mont Sinaï. Ce lieu où nous avons appris à nous soumettre à l’Eternel.
Durant toute sa vie Rabbi Akiva illustra sa façon de pensée, en cherchant à se fondre à D…, à travers la réalisation de tous les commandements divins.
Que D… fasse que l’ensemble des mitsvots que notre peuple a accompli au fil des générations nous donnent le mérite de vivre dès aujourd’hui les temps messianiques avec la révélation de notre juste Machia’h.
Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch Likoutei Sih’ots Vol XVII, Sih’a I- Paracha Behar
MESDAMES, MESDEMOISELLES : Pensez aux Bougies de Shabbat - MESSIEURS : aux Tefilines.
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| LE GOUT DELICIEUX DU SEDER |
| ARTICLE RAPPORTE DU SITE LAMED (CONVERSATION AVEC LES JEUNES) |

La Matzah a un goût délicieux au Seder.

Mais cela n'est pas dû à des ingrédients spéciaux. Au contraire, la Matzah que nous mangeons au Seder et tout au long de Pessa'h (à la différence de celle que nous mangeons pendant l'année) ne contient que de la farine additionnée d'eau; rien d'autre. Elle a si bon goût au Seder parce que, le temps d'arriver à cette partie du repas, où nous accomplissons la Mitzvah de manger la Matzah, la faim nous tenaille plus que d'habitude.
En outre, nous ne goûtons pas à la Matzah la veille de Pessa'h ; et dans certains foyers, c'est une pratique courante de ne pas en manger même depuis Roche-'Hodèche Nissan (le 1er du mois de Nissan). Cet intervalle ajoute à la Matzah du Seder un caractère de nouveauté et une attirance supplémentaire. Sans compter enfin que nous accueillons la Mitzvah nous prescrivant de manger la Matzah à Pessa'h. Tels sont, en fait, les " ingrédients " qui donnent un goût si délicieux au Seder.
La Matzah est appelée Lé'hem-Oni dans la Torah, et elle est ainsi nommée dans la Haggadah. Ces deux mots sont généralement traduits par " pain d'affliction ".
" La Matzah est " plate ", non seulement d'apparence, mais aussi de goût. "
Un autre sens de Le'hem-Oni est " pain d'austérité ", par quoi il faut comprendre : un aliment très simple, que rien n'est venu enrichir d'aucune façon. Ni vin, ni huile, ni miel ne peuvent être additionnés lors de la confection de la Matzah Cachère pour Pessa'h. Y ajouter même du sel est interdit. Ainsi "la Matzah cachère de Pessa'h " n'a ni assaisonnement ni parfum. C'est un pain "pauvre " (non enrichi). La Matzah est donc " plate ", non seulement d'apparence, mais aussi de goût. N'empêche que ce pain très simple est l'aliment principal de notre grande fête de Pessa'h. Si bien que celle-ci tout entière est appelée Plag haAlatzoth - la fête du Pain sans levain.
Assez étrangement, la Matzah est aussi appelée (dans le Zohar, ouvrage majeur de la Kabbale)) "l'aliment de la Foi". Quel est le rapport que la Matzah peut avoir avec l'Emounah (la foi) ? Et comment la première peut-elle symboliser la seconde ?

UN SENTIMEMT TRÈS SIMPLE
Une réponse, la plus évidente, se trouve dans le Pentateuque. Les Enfants d'Israël cuisirent leur pâte sans levain en faisant des galettes plates et rondes parce qu'ils durent quitter l'Egypte en toute hâte; ils n'emportèrent pas d'autres provisions (Exode, 12:39). Nos ancêtres partirent du pays des Pharaons en grande hâte vers le désert. Néanmoins, aucun d'eux ne demanda à Moïse : " Comment pourrons-nous, avec nos enfants, nos troupeaux, vivre dans le désert ? " Ils mirent leur foi en Dieu. Aussi la Matzah nous rappelle-t-elle cette foi et nous inspire une foi semblable en Dieu.
Mais ce n'est là qu'un aspect de l'Emounah - notre foi en un Dieu capable de pourvoir à nos besoins quelles que soient les circonstances. Nous pouvons être sûrs qu'Il tiendra les promesses qu'Il nous a faites (bien qu'en fait Il ne nous doive rien). Nous devons également nous assurer que Dieu nous fait confiance quant au respect des obligations que nous avons contractées envers Lui.
Cela, nous pouvons le faire seulement si nous Le reconnaissons comme notre Roi et Maître, à Qui nous devons obéir sans discussion aucune. Afin de remplir nos obligations de la façon la plus adéquate, nous devons avoir une foi absolue en l'Unique Dieu, notre Créateur, en Sa Torah et Ses Mitzvoth. Cette Emounah aussi est symbolisée par la Matzah. " De quelle manière ? " demanderez-vous.
Et nous répondrons ceci :
L'Emounah est un sentiment intérieur qui, dans sa forme pure, est très simple : iI ne comporte rien d'intellectuel et n'est basé ni sur la raison ni sur la connaissance. La foi commence où la connaissance finit. Dans nos rapports avec Dieu, la foi est le commencement de la connaissance. Nous commençons par prendre conscience qu'aucun être humain, quelque grande que soit sa sagesse, ne peut appréhender entièrement Dieu ; aucune créature ne peut Le comprendre.
" Les " ingrédients " de base de l'Emounah sont l'humilité et la soumission. "
A coup sûr, l'Emounah (la foi) est un sentiment doux et très plaisant, mais il en est ainsi parce qu'il apaise la faim de notre âme. En soi, la foi ne contient ni " du miel", ni " du vin ou de l'huile ", et même pas " un grain de sel ".
Les " ingrédients " de base de l'Emounah sont l'humilité et la soumission. L'humilité résulte de la conscience que nous prenons de notre "néant " ; nous-mêmes ne sommes rien, nous ne possédons rien en propre. Ce que nous sommes, ce que nous avons, tout nous vient de Dieu. Quant à la soumission, elle naît de la conscience que nous avons de notre insuffisance intellectuelle au regard de la sagesse infinie de notre Créateur.
Nous pouvons voir maintenant comment l'Emounah est la contrepartie spirituelle de la Matzah : de même que celle-ci est un aliment physique, l'Emounah, elle, est un aliment spirituel.
Le seul but de la libération du joug égyptien, comme nous le dit la Torah, était la réception de celle-ci au Mont Sinaï; nous cessions de servir Pharaon afin de servir Dieu. L'Eternel le déclara clairement à Moïse quand, du buisson ardent, Il lui parla : " Quand tu auras fait sortir d'Egypte le peuple, vous servirez Dieu sur cette montagne " (Exode, 3:12).
C'est le message que Moïse apporta à Pharaon au nom de l'Eternel à plusieurs reprises : " Libère Mon peuple afin qu'il puisse Me servir ".
Dans le but de graver cela dans l'esprit des Enfants d'Israël et de leur enseigner le premier pas dans le service Divin, il leur fut commandé de manger la Matzah la veille de leur libération du joug égyptien. Car la Matzah, comme nous l'avons expliqué, est le symbole de l'Emounah, " le pain de la foi ".
LA VRAIE LIBERTÉ
Si nous voulons devenir de véritables serviteurs de Dieu, nous devons commencer avec l'Emounah, la pure et simple foi en Dieu, en Sa Torah et Ses Mitzvoth.
Notre raisonnement, notre compréhension, notre volonté même, doivent être tenus à l'écart afin que nous puissions obéir totalement à la Volonté Divine. Si un homme dit : Je voudrais tout connaître sur les Mitzvoth avant de les mettre en pratique, il a peu de chances d'en arriver à accomplir les commandements de Dieu.
Là est la leçon essentielle de la Matzah, " aliment de la foi ". Et notre observance actuelle de la Mitzvah nous prescrivant de manger la Matzah les deux premiers soirs du Seder et tout au long de Pessa'h fortifie notre véritable Emounah et nous aide à atteindre une mesure plus grande de liberté par le service de Dieu durant toute l'année.

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