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TOLDOT:Un homme ruse
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Evénement : Guérison de l’actuel Rabbi de Loubavitch en 1977 : Roch H’odech Kislev 5768-11 Novembre 2007
Itsh’ak est en admiration devant son fils Essav pour sa précision dans la pratique des mitsvots. A tel point qu’il vient l’interroger sur le traitement approprié au sel et à la paille ! Comment prélève t-on la dîme sur ces deux éléments !? (Rachi 25.27)
Cependant il est difficile de comprendre en quoi une telle question sublime Itsh’ak !?
Aux yeux d’Itsh’ak, Essav est à même de savoir que la dîme se prélève en prenant 1/10em de la quantité récoltée. Dès lors pourquoi dérange t-il son père pour une question aussi simple !? Désirerait-il passer pour un ignorant notoire ?!
De façon plus spécifique comment Itsh’ak peut voir en Essav à travers cette question un homme zélé pour les mitsvots. Son interrogation souligne qu’il ne connaît pas les lois de la thora et ignore que le sel comme la paille sont dispensés du prélèvement de la dîme ! Qu’ est-ce qui suscite chez Itsh’ak l’admiration d’Essav ?
En fait Essav vient demander à son père une question beaucoup plus subtile. Il sait que le sel comme la paille sont dispensés de la dîme lorsque ces deux produits sont issus d’une récolte. Pour autant il « désire prolonger » un comportement ancestral. Son grand-père Avraham avait réalisé un autre prélèvement après avoir amassé un butin issu des combats. Il avait donné un 1/10 em de sa fortune à Chem qui était prêtre (cohen). Cette dîme s’étendit à tous ses biens et ne concerna pas que la récolte.
Le dixième de ce patrimoine pouvait être calculé de deux façons. Soit en considérant la valeur brute du produit à l’instant présent, soit en l’estimant en fonction de la valeur ajoutée qu’il est capable d’apporter à un autre produit. Prenons le cas du sel et de la paille. Une quantité donnée de sel ou de paille se vend à un prix établi sur le marché. C’est là leur valeur pécuniaire. Prélever la dîme revient à donner 1/10 em de ce montant estimé.
Leurs valeurs monétaire peuvent être établies selon un autre mode de calcul. Le sel donne à un plat une saveur que rien ne sait égaler. Sans cet accompagnement le met serait fade. Dans ce nouveau schéma, de par la valeur ajoutée qu’apporte le sel, il a une valeur pécuniaire supérieure à son coût au kilo par exemple. Le montant de la dîme sera donc beaucoup plus élevé.
Il en de même pour la paille qui permet de réaliser des briques. Considérée sous cette angle elle a une « autre » valeur pécuniaire!
C’est dans cet esprit qu’Essav vient voir son père. Il désire donner 1/10em de toute sa fortune comme le fit son grand-père Avraham. Cependant il ne sait pas quel mode de calcul appliquer ! C’est pourquoi il demande à Itsh’ak de l’aiguiller.
Cette question suscita chez Itsh’ak du respect pour son fils Essav. Il vit en lui un homme qui désire être le « plus juste » dans le calcul des prélèvements auxquels il s’est astreint. C’est ce que souligne Rachi (25.27) « un homme pointilleux ( à comprendre comme précis) dans l’accomplissement des mitsvots ».
Que D… fasse que l’intégrité avec laquelle notre peuple a depuis toujours servi le créateur nous donnent le mérite de vivre dès aujourd’hui la venue de notre juste Machiah’.
Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch – Likoutei Sih’ots Vol XXV
MESDAMES, MESDEMOISELLES : Pensez aux Bougies de Shabbat - MESSIEURS : aux Tefilines
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